Surgence n°3 : Le Sujet est-il négociable dans l'Institution ?

Automne 2009

La politique ne consiste-t-elle pas à négocier, « et à la grosse, par paquets, les mêmes sujets, dits citoyens, par centaines de mille », disait Lacan l’excommunié ? Alors, que dans une institution, un sujet fasse l’objet, fasse l’objet que ça lui plaise ou non, d’un ravalement à quelque chose, n’est-ce pas préoccupation de façade que de s’en soucier ?

Et cependant, même en position de maître, de patron, de tyran ou de chef, le sujet ne connaît de vérité que dans un objet de nature voilée, objet dont se soutient sa petite hontologie.

Pas-de-sens dans la clinique psychanalytique

L’auteur expose un travail théorico-clinique concernant la cure d’un enfant psychotique. En prolongeant l’utilisation des thèses marxistes sur la valeur de la marchandise développées par J. Lacan, il développe l’idée d’un pas-de-sens opérant dans le discours de celui-ci. Au-delà de repérer et de théoriser sur l’état où cet enfant se retrouve à un certain moment de son évolution, son intérêt s’est porté sur une construction qui tourne autour du travail thérapeutique qui a lieu au cours de cette séance, et à ce en quoi cela a trait à l’assomption d’une image unifiée. En tenant compte de ce que la clinique psychanalytique des psychoses nous enseigne, il rend compte d’une séquence de la cure qui s’inscrit dans le processus d’inscription discursive chez un enfant psychotique.