Surgence n°4 : Des corps du Sujet
Printemps 2010
Paraître en corps est marqué d’emblée d’un impossible : l’autonomie organique, fonctionnelle, vitale en un mot. Il lui faut l’Autre pour survivre au réel qui l’incarne, et pour n’en être plus dépendant. Ce corps aussitôt se double de celui du sujet : corps symbolique lui, qui doit de l’être aux nom, prénom et sexe qui lui sont donnés. C’est aussi nécessairement l’œuvre de l’Autre. Ce corps acquiert bientôt sa tierce dimension : celle de l’image dont à l’eau du miroir se dote le petit d’homme. Il n’y parvient que par la reconnaissance de l’Autre : ainsi surnage-t-il à son imaginaire apparaître.
Trois corps de discours donc, articulés au désir de l’Autre et à son objet a, auquel ils finissent par confier leur signifiance. Les pulsions et leurs rejetons objectaux y concourent. N’est-ce pas assez dire combien tout cela ne tombe que sous le sens, ne relève par conséquent que d’un inconscient langage dont il prend consistance ?
Des élaborations cliniques et théoriques en illustreront les retombées cliniques.
Les larmes rentrées
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- Écrit par Béatrice LOSICE
Né à Zurich en 1944, Fritz Angst préférera finalement s’appeler Zorn pour traduire ce que sa ville et son pays lui inspirent. Dans ce testament littéraire intemporel et inclassable, le cancer est la seule libération possible d’une « éducation à mort », et peut-être aussi le seul mal destructeur de l’Occident chrétien qui origine cet héritage familial. Révolution contre l’esprit bourgeois, le cancer est aussi témoignage subjectif de l’accès à l’Autre.
Résistant à la moindre complaisance après avoir dévoré son chagrin, avec Mars, Zorn fait oeuvre. Les larmes rentrées ne couleront qu’au bout de sa plume.




