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Pour Gabriel Balbo, l’informatique s’est révélée être la contemporaine et universelle névrose de contrainte (Surgence n°14, 2015). Cette machinerie dévorante asservit qui s’en sert, à tel point qu’il en est le serf volontairement, d’après la formule de La Boétie. Elle se reproduirait même puisque l’IA (Intelligence Artificielle) est présentée comme son « enfant terrible ». Serait-ce par auto-engendrement ? La psychose frayerait donc bien avec la névrose de contrainte qui court le plus grand risque à y verser en retombant dans le narcissisme le plus primaire où l’Autre est forclos.
La poussée à devoir subir et servir l’IA, nouveau totem, contraint-elle uniquement à la névrose de contrainte dont les bénéfices secondaires assurent à la jouissance de ne plus rien savoir de l’inouï d’une parole, et assure la mort du désir, chère à l’obsessionnel ? Y a jamais eu autant de passion de l’ignorance et d’innocence du savoir.
L’avilissement, l’abjection du lien social peut même conduire à penser et à réaliser la volonté d’une aliénation dont on ne pourrait (ou ne voudrait) se désolidariser au point de créer un ensemble social, au sein duquel chaque moi se reconnaisse en tout autre. Ce serait enfin le lien social phallique, exclusif de toute Autre jouissance, de toute altérité puisque l’ensemble social,IA, en question serait proprement l’organe de la jouissance phallique de chacun ; phallus enfin créé-trouvé, vrai et à portée de main, dirait le pervers : « On sait bien que l’on nourrit la bête de données « personnelles et secrètes » mais quand même il faut bien vivre avec son temps. ». Le déni pousse aussi à ignorer et se détourner de cette réalité (sociale) tellement commune pour ne pas s’en questionner : mais c’est oublier que de l’ignorer ne la fera pas disparaître pour autant.
Comment la psychanalyse, champ du discours et de la parole, en est affectée quand on sait qu’en cette « science de la vérité », « toute psychopathologie s’inscrit en subversion, contre une telle unanimité normative, et perverse » ?
Quels signifiants, symboliques du sujet, de fantasmes, de désir, de jouissance, donnent consistance aux modes pervers de rapports et de « relations » avec cette « IA » ?
Samedi 30 mai de 9h00 à 12h00
Samedi 30 mai de 14h00 à 17h30
Dimanche 31 mai de 9h00 à 12h00
Dimanche 31 mai de 14h00 à 17h30
Participation aux frais : 120 euros - Auditeurs libres et étudiants : 60 euros
- Pas d'inscription préalable, se rendre sur place
- Pas de participation numérique
- Reçu délivré à l’entrée