ASIEM – 6 Rue Albert de Lapparent - 75007 Paris - Salle 217.
Le dimanche 29 mars 2026 à partir de 14h00.
Après-midi réservé aux membres et auditeurs libres de la Libre Association Freudienne.
Argument
Lors de cet entrecroisement de lectures, il est proposé que s’évoque, et se travaille le rapport entre fantasme et transitivisme ; rapport que Jean Bergès et Gabriel Balbo laissent entendre derrière ce qu’ils ont conçu du transitivisme.
On peut en retrouver quelques éléments, notamment p.113 de leur deuxième ouvrage Jeu des places de la mère et de l’enfant. Essai sur le transitivisme.
Ce travail aura aussi pour idée de repérer les traits symboliques et logiques de ce rapport qui infiltre aussi la conduite de cure. Ce repérage n’est désiré que pour autant qu’il assure une éthique de la conduite de cure ; éthique définie par Balbo, comme la pratique d’une théorie. Mieux, elle n’est, pour lui, que le rapport d’une pratique - celle des discours - au savoir qui la théorise, celui-ci étant inconscient, individuel, singulier, fantasmatique. Les conceptions théoriques analytiques reprennent ce savoir fantasmatique et individuel pour l’universaliser en un savoir qui se sait l’être et qui est, cette fois, le discours analytique, dont se fonde toute recherche transitiviste d’une vérité.
Lacan le soulignait dans son séminaire sur Les Écrits techniques de Freud, la théorie « imprègne » nos conceptions techniques.
Comment donc cette « sorcière métapsychologique » (à connaître avec précision dit Balbo, sans pour autant s’y réduire, s’y aliéner) ne peut-elle être sollicitée et « appelée » autrement que pour faire triompher le désir d’analyse ? Aussi, est-ce dial-éthique de théoriser une pratique.